Articles de Edualk - Chapitres 19-21
Chapitre 19 : Le chaperon
Le griffon se posa avec souplesse près de l'auberge de Menethil, laissant descendre Arsène qui prit quelques instants pour détendre ses muscles endoloris - et aussi pour passer en revue les environs.
Personne. Pas de comité d'accueil, pas d'agent du SI-7, pas de chaperon.
Arsène se mit à trainer ostensiblement autour des griffons, prenant l'air ennuyé du péquin de base attendant quelqu'un, histoire d'être sûr, mais le fait s'imposa : il était seul. Certes, sans un sou en poche, mais seul quand même - et libre.
Le Voleur se dirigea nonchalamment vers le port, les mains dans les poches, regardant autour de lui. Ne pas se précipiter, jamais ! Toujours réfléchir, peser le pour et le contre. Pourquoi n'y avait-il personne ? Un contretemps ? Possible. Avec un agent secret, tout était envisageable. Peut-être un test ? Hypothèse à prendre en considération - Shaw ne l'avait-il pas mis en garde ? Ou alors... Ou alors le SI-7 comptait sur sa réputation. Après tout, avec la guerre au Norfendre, tout le monde devait y être, non ?
Arsène atteignit les quais et s'arrêta au bord de l'eau. Il lui fallait prendre une décision, là, tout de suite. Trouver un cheval et s'enfuir, se perdre dans les Paluns. Un bon plan - sauf que les marais, ça craint. Ou prendre le temps de renouer quelques contacts... Oui, et au pire, s'il s'agit bien d'un test, il montrerait ainsi son sérieux et marquerait des points.
Arsène réfléchit. Comment s'appelait ce crétin, déjà ? Le Borgne, c'est ça ! Le soi-disant "caïd" de Menethil - en réalité un minable, qui avait cru pouvoir utiliser Arsène autrefois avant de réaliser qu'il n'était pas de taille. La dernière fois qu'il était passé par le port, il trainait à l'auberge, accompagné de quelques autres inutiles.
Oui, Arsène n'aurait aucun mal à récupérer quelques argent pour ses futurs frais. Puis voler un cheval - par exemple l'un des deux attachés devant l'auberge - et foncer ventre à terre dans les Paluns. On retrouvera le cheval, bien sûr, errant le long de la côte, là où pullulent ces saletés de Murlocs. Mais point d'Arsène... Facile de conclure à sa mort, non ?
Souriant et confiant, Arsène se dirigea en sifflotant vers l'auberge.
...
Arsène s'écroula en gémissant, le souffle coupé par le coup de poing reçu en plein ventre. L'homme debout devant lui jubilait, son oeil unique brillant de plaisir.
- Arsène ! Ce cher vieil Arsène ! Je n'osais plus espérer te revoir ! Ce cher vieil Arsène !
Le Borgne souleva Arsène par le devant de son habit et lui colla un autre coup de poing en plein visage, le faisant valser plusieurs mètres en arrière et se fracasser contre le comptoir de l'auberge.
- Ce cher vieil Arsène ! Tu m'as manqué, tu peux pas savoir !
Le Voleur se releva péniblement, reprenant son souffle sous le regard goguenard des hommes de main et, à son grand déplaisir, de celui des clients. Manifestement, il n'avait pas été oublié...
- Le Borgne... Moi qui pensais retrouver un ami...
- Ce cher vieil Arsène ! Toujours aussi amusant ! Bien sûr que nous sommes amis ! Qu'est-ce que tu crois ! Ah, tu m'as manqué, vraiment !
Arsène évalua la situation. Le Borgne continuait de sourire, ainsi que ses hommes - beaucoup plus costauds que dans son souvenir. Les clients suivaient aussi la scène avec intérêt, certains lui lançant des regards peu amicaux. Il n'y avait qu'une de ces créatures bizarres, une Draeneie, qui ne s'intéressait pas à lui, attablée à l'écart.
- Le Borgne, il doit y avoir une confusion. Pourquoi cette violence ? Nous étions amis !
- Mais tu as raison, mon cher vieil Arsène ! De vieux amis ! Surtout quand tu as mis ma femme dans ton lit.
Dans la mémoire sélective d'Arsène, une lueur menaçante se fit.
- Euh... Ta femme ?
- Oui, mais rassure-toi, c'était avant qu'elle ne tente de se pendre. La pauvresse n'a pas supporté ton départ, ainsi que la dérouillée que je lui avais mise. Elle s'en est sortie, mais obligé de la renvoyer chez sa mère, tu comprends.
- Euh... Ouais ?
- Sinon, tu as des nouvelles de ma soeur ? Tu sais, la gamine qui t'a accompagné pendant ta fuite. Ca fait un moment que je la cherche, je commence à m'inquiéter. Avec un gars comme toi, le trottoir n'est jamais loin. Je n'aimerais pas voir ma soeur, le propre sang de ma pauvre mère, être souillée. Tu me comprends, mon cher vieil Arsène ?
Arsène déglutit. Sa mémoire était étonnamment précise sur le sort de la soeur en question, et cela sentait mauvais. Très mauvais.
- Ecoute, je suis ici pour un job officiel. Tu ferais mieux de me laisser filer si tu ne veux pas d'ennuis.
Le Borgne éclata de rire, accompagné par ses sbires.
- Mais qu'est-ce que j'en ai à cirer, mon cher vieil Arsène ? Je vais te crever, lentement et avec beaucoup de plaisir. De plaisir pour moi, j'entends. Et ton baratin n'y changera rien.
- Non.
Le mot, prononcé à voix haute et avec un accent étrange, avait résonné dans l'auberge. Tous se tournèrent vers la table de la Draeneie. Le Borgne fronça les sourcils.
- Toi, la chèvre, reste en dehors de ça. Pigé ?
La Draeneie posa ses mains sur le bord de la table et se leva lentement, dépliant son long corps bleuté. Puis elle se retourna vers le groupe d'hommes.
Elle était grande, dépassant de presque deux têtes la plupart des hommes, si grande que ses cornes frôlaient le plafond. L'une d'elles était d'ailleurs cassée. Sous son armure de plaques, on voyait distinctement jouer des muscles secs et puissants. Elle avait des cheveux blancs touffus tombant sur ses épaules, retenus par un bandeau au front. Son visage était dur et fermé, menaçant même, sensation accentuée par l'épée et la hache affutées pendant à ses côtés. Surtout, on voyait sur sa gorge une profonde cicatrice, partant de sa mâchoire et plongeant sous sa cuirasse.
La Draeneie posa ses mains sur la poignée de ses armes et fit un geste du menton vers Arsène.
- L'homme rrreste avec moi. Vous êtes d'accorrrd, ou je tue vous. Comprrris ?
Le Borgne fit un geste rapide à ses hommes qui se placèrent autour de la combattante.
- Ce salaud reste ici. Ne te crée pas d'ennuis.
- Non.
- Pourquoi ? C'est une crapule.
- Pas d'imporrrtance. J'ai mission de venirrr avec lui. Imporrrtant. Vous êtes d'accorrrd, ou je tue vous.
Le Borgne hésita. La Draeneie était manifestement expérimentée et de taille à mettre sa menace à exécution.
Alors que la tension montait, Arsène plissa les yeux et sourit.
- Adieu les caves !
Surprenant tout le monde, il bondit vers la porte qu'il ouvrit d'un coup d'épaule, se propulsant dehors. Dérapant, il courut vers l'un des chevaux qui se trouvaient toujours devant l'auberge, le détacha d'un coup sec, sauta sur la selle et enfonça ses talons dans ses flancs, le faisant bondir au galop. Il eut juste le temps d'apercevoir le Borgne sortir, rouge de colère et en profita pour lui faire un bras d'honneur en riant.
Une Draeneie ? Ca aurait plu à son fils. Dommage, il avait repris sa liberté et n'avait pas l'intention de s'arrêter avant d'avoir épuisé sa monture.
***
Chapitre 20 : Coincé
Le cheval remua sa queue pour chasser une mouche tenace, et se remit à brouter, dédaignant tout ce qui ne ressemblait pas à de l'herbe. A vingt mètres de lui, la main sur ses reins endoloris et couvert de poussière, Arsène lui lança une nouvelle bordée d'injures que l'animal ignora avec superbe. Le Voleur cracha par terre et tenta à nouveau de s'approcher, faisant s'éloigner immédiatement le cheval.
- Saloperie de carne ! Tu vas voir ! Tu vas finir sur un étal de boucherie !
Soupirant d'exaspération, Arsène passa en revue les alentours. Le cheval l'avait jeté par terre sur la route quittant Menethil, après avoir dévoré plusieurs lieux au galop. Heureusement, personne ne le suivait. Malgré tout, il était maintenant à pied, au milieu de nulle part, et toujours sans arme et sans argent...
Arsène se figea soudain. Il venait d'entendre un bruit venant de Menethil : manifestement un animal au trot. Il se jeta plus qu'il courut derrière un rocher, ramassant une pierre aiguisée pour faire office d'arme rudimentaire, et attendit, surveillant la route de derrière son abri.
Au bout d'une minute ou deux, la source du bruit apparut : un cheval, monté par une Draeneie - celle de l'auberge. Elle s'arrêta en voyant la monture d'Arsène et se dirigea vers elle. Elle descendit, et tendit la main vers l'animal qui la rejoignit calmement. Elle lui parlait dans sa langue, une langue étrange où roulaient les "r". Derrière son rocher, Arsène était figé et silencieux, sa pierre prête à jaillir.
La Draeneie se retourna alors.
- Je sais vous êtes ici. Caché. Vous venez avec moi. Nous avons le trrravail à fairrre.
Arsène ne bougea pas.
- J'ai tué les bandits. Plus de prrroblème. Nous revenons au porrrt. Nous devons voirrr l'homme pourrr les instrrructions.
Arsène était toujours silencieux. Un véritable don, chez lui, qui lui avait souvent sauvé la mise. Cette satanée... "chèvre" ne l'aurait pas comme ça.
- Nous perrrdons du temps. Il faut trrrouver votrrre ami Nain. Et arrrrrrêter le monstrrre. Ah. Vous êtes ici.
Arsène blêmit, toujours figé et silencieux. La Draeneie se dirigeait droit vers lui, le visage toujours aussi fermé - mais sans avoir les mains sur ses armes. Comment avait-elle... ? Soudain, il entendit un miaulement juste derrière lui. Jetant un oeil sans bouger, Arsène vit un chat blanc assis sur le rocher derrière lequel il était caché, qui le regardait fixement. Bon, autant pour la planque...
Le Voleur se leva et jeta ostensiblement sa pierre, et sortit son plus beau sourire à la Guerrière.
- Pourquoi on ne s'arrangerait pas, toi et moi ?
- Vous venez avec moi. Nous avons un trrravail à fairrre. Urrrgent.
- Et si je refuse ?
- J'assomme vous et je cherrrche chez les Nains.
La Draeneie ne souriait pas. Manifestement, ce n'était pas son genre.
- Sérieusement, vous y gagnez quoi ? Moi, je peux payer...
Arsène prit un air mystérieux, celui qui l'avait si bien servi à de nombreuses reprises. La Draeneie répondit en dégainant son épée et en la pointant sur sa poitrine. Son regard brûlait d'une flamme terrible.
- Pas d'arrrgent. Je veux tuer le monstrrre. Vous trrrouvez le monstrrre. Je le tue. C'est tout. Vous comprrrenez ?
- Je vois. C'est une vengeance, c'est ça ?
- C'est les affairrres de moi. Vous trrrouvez l'ami Nain. Il dit où est le monstrrre. Je le tue.
Arsène décida de jeter l'éponge. Le plan A avait échoué, il fallait passer au plan B. Et en trouver un autre, au passage. Toujours être en mouvement. Toujours.
- D'accord, vous avez gagné. C'est qui, l'homme de Shaw ?
- On dit à moi c'est marrrin surrr le porrrt. Il connaît nous.
- Et il vous a déjà contacté ?
- Non. Vous n'arrrrrrivez pas encorrre.
- Ouais, alors pourquoi il ne m'a pas abordé quand je suis arrivé ?
- Je ne sais pas. Vous avez l'idée ?
Arsène réfléchit. Quand on prend une voie, il faut aller jusqu'au bout - en tout cas jusqu'à rencontrer une occasion sérieuse de se faire la belle. Le fait que l'homme de Shaw ne se soit pas encore fait connaître était louche.
- Bon, on va commencer par retourner à Menethil. On cherchera sur le port, on posera des questions. Par contre, je n'ai ni arme ni argent. Ca risque de poser un problème.
- Je prrrotége vous. Mais je donne ça, ça aiderrra. Pourrr l'arrrgent, j'ai un peu, pas beaucoup.
Arsène empocha la dague que lui tendait la Guerrière - une lame tarabiscotée mais affutée comme il fallait.
- Faisons les choses dans l'ordre. Au pire, on ira à Forgefer pour retrouver le vieux Gloïn. Mais j'aimerais savoir où je mets les pieds.
La Draeneie ne répondit rien, se contentant de monter sur le cheval qu'Arsène avait précédemment volé. Ainsi c'était celui de la Guerrière... Il enfourcha l'autre monture, moins impressionnante.
- Au fait, je m'appelle Arsène. Et vous ?
- Je sais votrrre nom. Mon nom est Rrroxiane.
- Roxiane ? Marrant, mon gamin connait une Drana... Drena... une comme vous, mais une Mage. Qui porte le même nom.
- Nous disons Drrraeneie. Rrroxiane est nom courrrant chez notrrre peuple. Nom qui dit sérrrieux, solide.
Roxiane lança quelques mots dans sa langue étrange vers le chat qui courut souplement jusqu'à elle et sauta sur le pommeau de sa selle.
- Nous y allons. Nous trrrouvons l'homme, pourrr les inforrrmations.
Le couple dissemblable reprit la route de Menethil. Arsène réfléchissait, suivi par Roxiane. Un autre plan... Trouver un autre plan... Saouler cette bestiole risquait de ne pas être aussi simple que ça...
***
Chapitre 21 : Je commande
Cela faisait deux heures que Roxiane et Arsène fouillaient le port de Menethil sous le regard soupçonneux des gardes qui avaient manifestement choisi d'oublier l'affaire avec le Borgne mais non sans rester méfiants.
Aucun des marins n'était l'agent de Shaw, et personne n'avait remarqué d'absent. En même temps, les mouvements étaient nombreux dans cette communauté et tous ne se connaissaient pas entre eux. Bref, ils faisaient chou blanc.
- Ni info, ni fric. C'est la merde.
- Nous allons cherrrcher l'ami Nain. C'est mieux.
- Ou contacter Shaw ?
- Il ne faut pas perrrdrrre le temps. Nous cherrrchons le Nain. Où ça ?
- Forgefer, pour commencer. Le meilleur endroit pour trouver un Nain.
Roxiane secoua la tête.
- On a dit à moi que le Nain est ami de vous. Nous allons chez sa maison. Maintenant.
- Plus compliqué que ça. Avant, il vivait près de chez moi, en Elwyn. Puis il s'est retiré dans un coin paumé, et je ne sais pas où.
- Pourrrquoi Forrrgeferrr ? Nous allons à Elwyn, oui ? Pourrr trrrouver.
Arsène secoua la tête.
- Mauvaise idée. C'était il y a longtemps. A Forgefer, on trouvera sûrement quelqu'un qui a des nouvelles de lui. On commencera par écumer les tavernes - tel que je le connais, il doit les fréquenter assidûment !
La Draeneie ne répondit pas mais se dirigea vers les chevaux. Arsène retint un sourire. Elwyn ? Des clous ! Pour être accueilli à coups de pieds par son paternel, sans parler de son frère, ce bêcheur d'Athamnas ! Non, Forgefer, ses tavernes, son alcool... Et ensuite, la tangente !
...
Arsène déprimait. Il n'aimait guère Forgefer, dont le seuls intérêt était d'offrir de nombreuses tavernes et de l'alcool puissant en grande quantité. Malheureusement, son plan ne se déroulait pas comme prévu...
Ils avaient écumé toutes les tavernes de la cité. A chaque fois, Arsène poussait la Draeneie à boire généreusement, sans qu'elle ne s'y oppose. Elle devait déjà avoir sifflé plusieurs litres d'alcool pur, le ventre vide, et pourtant, elle semblait toujours aussi maîtresse d'elle-même ! Heureusement, Arsène en profitait pour faire les poches de ses voisins de table, histoire de se renflouer, mais quand même... La bonne nouvelle, c'est que si certains Nains connaissaient le vieux Gloïn, aucun ne savait où le trouver. La seule information valable était qu'il s'était réfugié quelque part en Dun Morogh.
A la dernière taverne, il craqua.
- Dites-donc, vous avez la descente facile !
- Vous dites il faut payer à boirrre pour fairrre parrrler. Je fais ça. Ils parrrlent, mais pas d'inforrrmation sur l'ami.
- Vous allez finir par rouler sous la table !
- La boisson ici n'est pas forrrte. La boisson des Drrraeneis est forrrte.
- Forte comment ?
- Je sais que les Nains ne boivent pas ça. J'ai vu un nain boirrre un verrrrrre, il devient aveugle. Trrrop frrragile.
Arsène grimaça intérieurement. Foutues chèvres... S'il avait su ça, il aurait gagné du temps !
- Maintenant, on va à Elwyn, oui ? On trrrouve la famille de vous, et on pose les questions.
- Je vous l'ai dit...
- J'ai les inforrrmations. La famille est toujourrrs là-bas. Vous essayez de trrromper moi. Je montrrre à vous que c'est inutile. Maintenant, on trrravaille ensemble pour trrrouver le monstrrre.
- Mais non ! Je n'essaie pas...
- Vous parrrlez beau, et beaucoup. On m'a dit, vous êtes Voleurrr, vous trrraitez les femelles comme un objet. Je pourrrrrrais tuer vous, mais je veux le monstrrre. Oui ?
Arsène se tut. Plan B foiré. Passons au plan C - dommage qu'il n'en ai pas encore...
- On pourrait essayer Kharanos. C'est un village de Nains en Dun Morogh. Peut-être...
- J'épuise la patience avec vous. Je commande. Je dis : nous allons à Elwyn voirrr la famille de vous. Si pas la famille, on a dit de cherrrcher le fils de vous. Oui ?
- Edualk ? Il doit être au Norfendre, à l'heure actuelle.
- Alorrrs nous allons à Norrrfendrrre si obligé. Je prrrotége vous. Ou je tue vous. Vous choisissez ?
Arsène soupira.
- D'accord, d'accord... On va en Elwyn... Mais ne vous attendez pas à être bien accueillie.
Roxiane se leva et attendit que le Voleur fasse de même avant de partir. Elwyn... Arsène n'y faisait que de rares escales, surtout à l'auberge de la Comté de l'Or. Le temps de croiser son père de plus en plus sénile, tout en évitant son frère Athamnas qui n'avait jamais accepté son choix de vie.
Foutue famille de tarés...
Publié le 16/10/2012 - Pas de modifications