Articles de Erevan - Corruption
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C’était pourtant une belle journée, ensoleillée et humide, comme souvent sur les Iles de l’écho, nouveau refuge des trolls Sombrelances.

Cela faisait presque une année que nous avions quitté les terres de Strangleronce, infesté de murloc et des Nagas pour nous installer sur les Iles de l’écho, au large des cotes tourmentés de Durotar, pays des Orcs.

Quant a moi, je suivait un apprentissage de Sorcier-Docteur, sous la tutelle dure mais utile de Zalazanne, le sorcier-docteur en chef des Sombrelances. Il faut l’avouer, contre toute attente (surtout de ma part) je me révélai très doué dans ces arts occultes et sombres.

Comme tout les jours, je me lève au aurores, prenant un Mojo avant de partir, on ne sait jamais, alors que mon maitre dort encore pour aller chercher les « ingrédients » nécessaires a l’invocation d’un Loas, l’esprit qui prête son pouvoir au Sorcier-Docteur, que ce soit pour purger du poison, guérir ou... faire bouillir le cerveau de la malheureuse victime du Sorcier-Docteur. Ces ingrédients n’était pas des plantes ou des fruits... plutôt des organes ou des muscles dont on tirait le Mojo, qui augmente les capacités physique, ou qu’on sacrifie pour invoquer le Loas.

Il faut invoquer régulièrement un Loas pour invoquer les plus puisant pouvoir du Vaudou, mais aujourd’hui je « récoltait » les ingrédients pour créer du mojo, source de puissance physique et mentale.

A deux mètre sur ma droite, un tigre. Je me fige, invoque les pouvoir impie du Vaudou pour le rendre totalement aveugle mais, se fiant a son odorat, il me saute dessus, Je tente d’invoquer le Loas une fois encore mais je n’y arrive pas, sans doute mon inexpérience qui parle la mais j’ai l’impression qu’on m’empêche d’utiliser ma Magie. Peu importe, le tigre est sur moi, cherchant ma gorge frêle en faisant claquer ses puissantes mâchoires. Heureusement  j’avais pensé a prendre du mojo avant de partir, je pousse le tigre, tirant de ma force de la puissante magie vaudou utilisé pour créer l’élixir, et projette le tigre en l’ai, je me relève d’un bond et tire ma dague, saute sur le Tigre aveugle en dissimulant mon odeur par la magie, ce sort très efficace ne nécessite pas de Loa et ma magie n’est pas bloquée cette fois. Le tigre, sans repère visuel ni olfactif, ne peut rien faire, je lui plante ma dague dans le cœur avant de le dépecer, travail salissant mais nécessaire a l’extraction des organes.

Sur le chemin du retour je pense à la première fois que j’ai invoquée un Loa...

C’était a peu prés deux semaine après notre installation sur les iles de l’écho, Zalazanne m’avait trainé dans le cœur de la forêt, prétextant que c’était l’endroit le plus fort en énergie.

Il m’avait ensuite fait tracé un cercle, et avait déposé les organes dedans, et m’avait appris les paroles rituelles pour invoquer un Loa (que je ne dévoilerais pas ici ni dans aucun autre ouvrage)

A peine les paroles rituelles prononcés, j’ai vu apparaitre une forme sombre, aux contours indistinct qui s’approcha de moi. Suivant les instructions de mon maitre, je  projetais mon énergie sur lui, comme un mage avant de lancer un sort d’Arcane. Il me  parla alors d’une voix profonde et grave :

« Erevan, nous nous rencontrons enfin, Zalazanne m’a beaucoup parlé de toi, je te prêterais du Pouvoir... En temps voulu »

Une formidable décharge d’énergie me submergea, suivie d’un vague de douleur horrible, je failli m’évanouir mais je tins bon, décidé à impressionner la créature. Pendant prés d’une demi heure, je subis le tourment de mille morts mais je tins bon, je savais que cette douleur n’occasionnerai aucun dégât sur mon corps. Au bout de cette demi-heure de supplices infinis, le Loa stoppa le flot de Pouvoir, me libérant de mes tourments. Il me fixe et je pris l’air le plus rebelle que j’ai trouvé pour l’impressionner malgré mon immense envie de dormir. Il prend la parole

« Impressionnant, ton potentiel magique est puisant mais pas exceptionnelle, mais ta volonté est impressionnante ... Tu es digne d’être un Sorcier-Docteur ! Tu n’es plus seul ! »Dit-il avant de disparaitre dans les ombres...

 

Je sortais de ma rêverie lorsque je senti...cette « odeur » la même que bien des mois auparavant, dans la forêt de Strangleronce. Je m’approchais prudemment, à petit pas, invoquant le Vaudou pour étouffer le bruit de mes pas.

Zalazanne, au milieu d’un cercle puant la corruption, agitait les bras, come pris de folie, je m’approchais doucement. Il ouvrit les yeux. Verts. Corrompus. Avant que j’ai pu faire un geste, il leva le bras et prononça une syllabe dans une langue inconnue, de l’érédun. La langue des démons.

Tout d’abord je ne ressentis rien. Puis arriva la Douleur. Atroce. Horrible. Insoutenable. Un cri perce la foret encore endormie. La Douleur ne devient plus rien. Elle est toujours la , lancinante, horrible. Rien en comparaison de la Folie. Des milliers de voix de milliers d’âmes tourmentée hurlent dans mon esprit. Je ne peut m’échapper. Je suis pris au piège. Seul. Les voix continuent de hurler. La Douleur s’intensifie.

AU bout une seconde ou d’un millénaire, j’ouvre les yeux. Utilisant chaque parcelle de ma formidable Volonté je repousse les Voix. Petit à petit. Lentement. Difficilement.  Jusqu'à u coin sombre de mon Esprit. La Folie est sous contrôle. Luttant a chaque instant contre elle, je repousse peu à peu la Douleur. Je la refoule, invoque le Pouvoir du Vaudou. La douleur disparait. Les Voix son toujours la, dans un coin sombre de mon ou je les refoule impitoyablement. Je ne comprends pas ce quelles disent. Je m’en moque. Je veux rentrer chez moi.

Zalazanne reste stupéfait mais se reprend très vite. L’injection d’une telle dose de Magie Démoniaque réduirait n’importe qui en esclavage. Ou en légume. Le traitre commence à fuir. A fuir cette sombre énergie qui se dégage du garçon qu’il a formé. L’ex Sorcier-Docteur s’enfuit dans le foret. Il me crie avant de partir

« Je n’en ai pas fini avec toi, Erevan fils de Personne ! Ce ce n’est pas fini ! »

Je ne pourrai dire qui me ramena jusque chez moi mais lorsque je me réveillais j’étais dans mon lit. Je me détends une seconde. Les voix envahissent mon esprit, des milliers d’âmes tourmentés, qui hurlent a la délivrance. Je les repousse. Encore une fois. Jusqu’u coin sombre de mon esprit. Les hurlements deviennent des murmures. A nouveau.

Je me reveille quelques heures plus tard. Le Loa est la. Il me fixe. Il prend la parole d’un air dur

« La Magie Démoniaque est indigne d’un Sorcier-Docteur. Tu n’es plus digne de faire partie de notre ordre. Tu es seul. »

Il disparait.

Je suis seul

SEUL !

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Argea me réveille doucement.

« Que c’est ‘il passé hier ? » me demande t’elle le visage dur

« Zalazanne ne t’a pas wenvoyé j’espewe ! » ajouta elle en fronçant les sourcils

Je lui raconte les événements de la veille.

Son visage se durcit, ses yeux n’exprime plus rien, elle sort de ma chambre, rentre dans la sienne, en sort quelques minutes après, en tenue noire, et deux dagues accroché a sa ceinture.

« Ou va tu ? »

« Ewevan, je fait ce que toute mewe fait lorsque son enfant est en danger. Laisse moi passer maintenant, je ne permettrais pas que quelqu’un te fasse du mal. Laisse-moi passer »

Plus aucune trace de compassion ou de gentillesse sur son visage. Seulement une détermination froide et féroce.

Je m’écarte.

Argea sort de sa maison lorsque qu’un cri retentit.

« Nous sommes attaqués ! Ils sont trop nombreux !  Fuyez ! » 

Aussitôt je tente d’invoquer le Vaudou. Aucune réponse. J’ai réellement perdu le Vaudou. Tant pis je ferai sans. Je prends une dague a Argea et sors combattre au coté de Velkan qui ferraille avec trois ennemis, non quatre, cinq, nous ployons sous leur poids. Argea se prends un coup de hache dans la hanche, elle titube.

Les voix reviennent, mais cette fois je comprends quelles m’offrent un pouvoir inespéré, une chance de victoire. Je les libèrent.

Les trolls adverses se mettent à bruler d’une flamme noire, malsaine. Ils reculent. Je n’en ai pas fini avec eux.

Une bourrasque se lève. Chaude non brulante. Des torrents de flammes jaillissent en cercle autours de moi, carbonisant mes adversaires. Ils plient sous le poids des Flammes Infernales.

Argea et Velkan reculent, mais les flammes avancent vers eux. Je m’en rend compte. Je dois m’arrêter. Maintenant. Je tente de refouler les voix. Impossible. Elles sont trop fortes maintenant.

Je déploie toute ma Volonté. Chaque parcelle de mon être est occupée a combattre les démons intérieurs. Ils battent en retraite.

Les cadavres des trolls zombifiés par Zalazanne jonchent le sol, carbonisés. D’autre arrivent, ils hésitent tout de même, Argea, Velkan et moi filons vers les autres trolls sain.

L’exil recommence.

Fin de la première Partie

 

Publié le 05/06/2010 - Pas de modifications
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