Nous remarquons soudainement un loup posté devant l'entrée de la pièce ; quasiment au même moment, une femme arrive avec des provisions. Elle enjambe le loup pour les déposer devant nous et se présente : Shannon Sullivan, qui a tout l'air d'une Irlandaise. Elle nous souhaite la bienvenue et commence à nous expliquer quelques bribes de la vie de la meute. Par exemple, elle est une Ahroun, une guerrière, responsable de la sécurité du Caern. Elle nous apprend également l'existence d'humain·es-garou : c'est le cas de la louve qui est toujours à la porte, dont c'est la forme de naissance, mais qui peut se transformer en humaine. Nous apprenons également qu'avec un peu (ou beaucoup) d'entraînement, nous pourrons jongler entre non pas deux mais cinq formes physiques, dont je ne retiens ni les noms ni les caractéristiques, si ce n'est qu'une est particulièrement adaptée au combat, et qu'une autre est assez proche de l'humain·e pour faire illusion de loin.
Elle nous parle également de la Litanie, la Loi des Loups, que nous devrons apprendre très rapidement, et dont elle nous donne déjà la première règle : ne jamais au grand jamais se reproduire entre loup·ves-garous, car les enfants qui naissent de ces unions sont bloqués dans une forme intermédiaire entre humain·e et loup·ve.
Elle nous parle également des totems, mais là encore, j'ai du mal enregistrer toutes les informations. Si j'ai bien compris, nous sommes ici hébergé·es par la meute du Crotale, dont le totem est l'Ours (ouais, apparemment, la logique était en vacances le jour où Gaïa a créé les loup·ves-garous). Le totem familial de Tadhg est le Cerf, elle ne connaît pas les nôtres.
Avant de nous laisser, elle précise que nous sommes libres d'explorer les environs, mais qu'il vaut mieux ne pas trop nous éloigner : d'autres créatures non-humaines rôdent dans la nuit, et nous ne sommes que des louveteaux sans aucun entraînement.
Le repas terminé, alors que nous discutons, chacun·e assis·e sur le coffre disposé auprès de son lit, un nouveau venu nous rejoint. Theodore, un adolescent richement vêtu aux cheveux bruns ramenés en arrière, et à vue de nez un peu moins grand que les deux autres, vient d'être également débarqué ici. Évidemment, la curiosité est forte et nous l'interrogeons : comment « ça » s'est passé, pour lui ? Il a tué un cambrioleur qui s'était introduit chez lui ; décidément, j'ai eu de la chance… mais ce qui me choque le plus dans son récit, c'est que ses parents espéraient qu'il se révèle être un loup-garou. Est-ce que les gens ne sont pas censés vouloir une vie, pas forcément calme, mais la moins dangereuse possible pour leurs enfants ???